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30/12/2012

BIENNALE DE LA HAVANE 2012 - BIENAL DE LA HABANA 2012

XI ème biennale d'art contemporain de La Havane

La Biennale de la Havane, née en 1984,  est considérée comme l’une des plus importantes manifestations artistiques au monde Un événement incontournable qui attire à La Havane des artistes de renom du monde entier. Elle a lieu tous les deux ans dans la capitale cubaine. A l'origine elle avait été lancée dans le but de faire la promotion de l'art contemporain des pays appelés du "tiers-monde" Mais au fil du temps l'événement a pris de plus en plus d' ampleur et a été élargie aux artistes du monde entier. Les oeuvres sont dans leur majorité des peintures, des photographies, réalisée à partir de différentes techniques.  Les thèmes sont extrêmement variés, l'art, la tradition, la mémoire, l'urbanisation, la société ... 

La onzième biennale de La Havane s'est tenue du 11 mai au 11 juin 2012 et a transformé la ville entière  en une salle d'exposition et de spectacle géante.  Une centaine d'espaces publics de la capitale cubaine participaient à l'événement. C'est comme "apporter l'art au bruit de la rue". Parallèlement aux manifestations officielles de la Biennale et aux activités offertes en "off", des centaines d'autres artistes se sont donné rendez-vous jusque dans les rues de La Havane pour ce festival de peinture et sculpture, photos et films, montages et performances diverses. La population, enthousiaste, a répondu "présent" dans cette féerie de l'expression artistique multiple. L'Art était omniprésent dans les espaces publics de différents quartiers de La Havane, la vieille Havane, la forteresse du Morro, le quartier de banlieue, San Augustin, le Malecon (bord de mer) etc... Un événement résolument tourné vers la jeune création africaine et caraibéenne.  Y ont assistés plus de 180 artistes de 43 pays . 

Si la majorité des artistes sont Cubains - dont certains basés aux Etats-Unis comme Carlos Garaicoa, Florencio Gelabert Soto et Los Carpinteros (Dagoberto Rodriguez Sanchez et Marco Antonio Castillo Valdés) -, les cinq continents sont représentés par des artistes de tous genres.

Le thème de cette année était : Pratiques artistiques et imaginaire social. le thème de la mémoire était au centre de l'exposition.

 

La tendance à l'homogénéisation, conséquence de la mondialisation et de la capacité des médias à fabriquer des mémoires collectives manipulées, provoque une amnésie de plus en plus généralisée. C'est pourquoi la Biennale a voulu développer le thème de la mémoire afin de souligner les expressions artistiques qui tendent à récupérer ces zones de mémoire.

 

La décolonisation qui commença au 19ème siècle a permis la réévaluation des cultures des pays qui avaient été soumis à une mémoire d'assujettissement. Il fallait leur restituer une mémoire et démanteler les définitions basées sur l'exclusion qui niait à ce monde la possibilité d'occuper un espace dans la culture universelle. Il fallait désacraliser la Grande Histoire de l'Art, une discipline dont la tradition ethnocentrique est bien connue.

 

Dans le contexte actuel, la relecture des patrimoines historiques et des imaginaires symboliques collectifs (politiques, sociaux, religieux, culturels) oxygène la production artistique. le regard de ces artistes vers le passé ne laisse pas de place à « la représentation innocente ». Il existe une communication où la mémoire n'a pas perdu son sens et où l'artiste préserve son "don-quichottisme" en essayant de neutraliser les effets d'une société en crise. La biennale a exploré les liens entre l'art, l'espace public et le citoyen, les différentes significations du secteur public, en tenant compte des interventions dans les espaces urbains. Les projets à caractère interactif, ludique, multidisciplinaire, les processus d'insertion sociale. 

 

 Les organisateurs déclarent dans le texte fondateur de cette édition 2012 :

« L’art a étendu son espace d’action. Ses manières d’agir et les façons de structurer ses narratives continuent à créer le débat. Il est toujours et encore polémique de déterminer ce qui peut être acceptable ou non dans la présentation d’une œuvre, tout comme l’impact que peut avoir tel ou tel processus de travail [créatif] d’un point de vue éthique. […]

La manière dont nous comprenions la relation de l’art avec la vie ne correspond pas à une formulation mécanique, et n’est pas non plus une téléologie qui serait le but de toute chose. Les galeries, les centres d’art et les musées ont incorporé de façon progressive une stratégie de promotion qui favorise un art plus participatif et qui implique le spectateur. […]

Nous voulons mettre en valeur le rôle de l’art dans la transformation d’objets et comme catalyseur de thèmes sociaux. [...] Pour cette Biennale il est crucial de permettre ce dialogue entre dedans et dehors, de travailler avec l’art vif/vivant et d’engager de manière permanente le spectateur. Nous désirons convertir le contexte cubain et les espaces publics en un laboratoire temporaire d’expérimentation artistique. »

Cuba, un petit pays aux grandes idées et à l'imagination débridée.

 

 

 

 

Merci à Roberto Suarez pour les photos / Gracias a Roberto Suarez por las fotos

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16:24 Publié dans Art / Arte, Cuba | Lien permanent | Tags : art, biennale de la havane |  Facebook |